Que la montagne est belle ! Que la montagne est belle en 2008
Dans la forêt lointaine...
La 4ème édition de l’opération « Que la montagne est belle » aura lieu les 13 et 14 septembre prochain. Après l’eau en 2007, le thème retenu en 2008 est …la forêt.
>> Les clubs et comités participants en 2008
« Que la montagne est belle » est une opération créée par la Fédération française des clubs alpins et de montagne en 2005 pour rappeler son attachement à une pratique sportive respectueuse du milieu montagnard naturel et humain. Clubs et comités départementaux et régionaux se mobilisent chaque année à la mi-septembre, en organisant différentes manifestations : sorties à thème, expositions, conférences, jeux, opérations de nettoyage afin de faire découvrir leurs lieux de pratiques en montagne comme en plaine.
En 2008, l’opération se déroulera les 13 & 14 septembre autour du thème de la forêt. Chaque club a en effet la chance d’avoir dans son environnement proche cette richesse inestimable : la forêt lieu de balade ou de pratique plus sportive, la forêt écosystème avec ses espèces animales et végétales, la forêt lieu de vie et de travail (le travail du bois pour la construction, comme pour bon nombre des refuges et chalets de la FFCAM), la forêt source d’énergie.. Un patrimoine qu’il faut protéger : des liaisons de domaines skiables aux infrastructures de transport, en passant par les lignes à haute tension et plus localement par l’intrusion d’engins motorisés, sans parler du climat, des pluies acides, de la tempête de 1999, les conséquences des relations homme/nature y sont particulièrement palpables.
Les clubs et comités de la FFCAM seront présents lors de ces journées pour vous faire découvrir ce patrimoine précieux par des randonnées,
des conférences ou des opérations de valorisation et de nettoyage. Placées sous le signe de la cordialité et des échanges, ces journées permettront également à un large public de s’initier aux activités sportives proposées dans les clubs tout au long de l’année.
La FFCAM, acteur de la protectiond de la montagne : la FFCAM valorise et protège le milieu montagnard depuis sa création en 1874. Attachée à une pratique sportive respectueuse de l’environnement, elle s’est dotée depuis 1976 d’une Commission nationale de protection de la montagne, qui apporte ses réflexions, son expertise, émet des propositions et agit dans les domaines de l’environnement et de l’aménagement du territoire dans les régions de montagne (Loi Montagne, Parcs Nationaux, circulation des engins motorisés, etc.). Ses grandes orientations figurent dans un document adopté en 1994 : « La charte montagne ».
La FFCAM est par ailleurs gestionnaire de 131 refuges, chalets et centres de montagne répartis sur tous les massifs français. La Commission nationale des refuges et chalets s’efforce, à travers des investissements, des travaux et l’action de ses bénévoles, d’intégrer au mieux ses hébergements dans l’environnement fragile de haute et de moyenne montagne. Elle travaille dans quatre grandes directions : assainissement, traitement de l’eau, utilisation d’énergies renouvelables, (photovoltaïque, etc…), traitement des déchets.
Que la montagne est belle 2008©CAF Clermont d'Auvergne
Que la montagne est belle 2008©CAF Clermont d'Auvergne
Que la montagne est belle 2008©CAF Clermont d'Auvergne
Que la montagne est belle 2008©CAF Clermont d'Auvergne
Que la montagne est belle 2008©CAF Clermont d'Auvergne
Que la montagne est belle 2008©CAF Huskies
Que la montagne est belle 2008©CAF Huskies
Que la montagne est belle 2008©CAF Limoges
Que la montagne est belle 2008©CAF Limoges
Que la montagne est belle 2008©CAF Limoges
Que la montagne est belle 2008©CAF Montpellier
Que la montagne est belle 2008©CAF Montpellier
Que la montagne est belle 2008©CAF Montpellier
Que la montagne est belle 2008©CAF Pays de Flers
Que la montagne est belle 2008©CAF Pays de Flers
Que la montagne est belle 2008©CAF Pays de Flers
Que la montagne est belle 2008©CAF Roanne
Que la montagne est belle 2008©CAF Roanne
Que la montagne est belle 2008©CD 66
Que la montagne est belle 2008©CD 66
Que la montagne est belle 2008©CD 66
Que la montagne est belle 2008©CD 66
Que la montagne est belle 2008©CD 66
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©Comité départemental du Var
Que la montagne est belle 2008©CR Bourgogne
Que la montagne est belle 2008©CR Bourgogne
Que la montagne est belle 2008©CR Bourgogne
Que la montagne est belle 2008©CR Bourgogne
Que la montagne est belle 2008©CR Bourgogne
Au CAF Limoges
Les 13 et 14 septembre dernier, le CAF Limoges a participé pour la troisième fois consécutive aux journées « Que la Montagne est Belle » organisées par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne (FFCAM).
Primé en janvier 2008, lors de l’assemblée générale nationale de cette fédération, pour la qualité de sa participation à cette manifestation, le CAF de Limoges a proposé cette fois-ci deux rendez-vous propres à satisfaire les amateurs de sports de pleine nature, illustrant les activités les plus couramment pratiquées au sein du club.
Le samedi 13 septembre, une quarantaine de personnes, dont beaucoup d’enfants, se sont essayés à l’escalade sur le site de Bussy – La Forêt Chabrouty, non loin d’Eymoutiers. Encadrés par une dizaine d’animateurs, dont certains venus du club voisin de Saint-Léonard de-Noblat, les participants ont pu vivre quelques sensations fortes en franchissant un « pont de singe », avant de s’essayer à l’escalade le long d’une « via corda » et de descendre en rappel le long de la falaise. Gageons qu’ils furent plus d’un à devoir vaincre une appréhension bien naturelle … Mais combien de figures réjouies à l’arrivée !
Le lendemain 14 septembre, direction Les Monédières, où était organisée en partenariat avec le Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin, une marche d’environ 25 km. sur le thème de la forêt. Animée par Olivier VILLA, chargé de mission au sein de l’équipe du PNR, cette randonnée fut l’occasion de traverser un massif dont les célèbres landes à bruyère ont aujourd’hui bien du mal à résister à l’avancée de la forêt.
Suivie par une vingtaine de personnes, cette journée fut émaillée de nombreuses explications sur les milieux rencontrés, leur richesse, mais aussi leur fragilité dans le contexte actuel de déprise agricole. Ponctuée à midi par un pique-nique organisé dans l’enceinte de la Ferme équestre de Tréphy – merci à M. Bargeau pour son accueil chaleureux – et concocté par le PNR à partir de produits locaux, elle laissera à n’en pas douter un souvenir ému aux participants. Une manière originale et bienvenue d’associer les plaisirs de la marche sportive et d’une découverte commentée des territoires traversés !
Au CAF de Flers
Ce samedi 13 septembre, dès dix heures, l’entrée de la forêt de Saint-Clair de Halouze était l’objet d’une activité intense. Une d’équipe d’adhérents de diverses associations dont le CAF de Flers a débarrassé de ses ronces tout le secteur situé devant le rocher Barnabé. Ceci a permis de mettre à jour une zone sur laquelle on peut envisager l’aménagement d’une aire de pique-nique ou de détente, ceinturée par des petits blocs sur lesquels on peut créer un parcours enfant.
L’après midi, le public a pu assister à l’une des tournées commentées de Dominique Launay, un passionné de l’ONF, sur le thème de la gestion de la forêt, en particulier celle de Saint-Clair en liaison avec son passé de site minier.
L’un des plus remarqué de la manifestation fut Nomade, le cheval ardennais d’Etienne Poupinet, agile, se faufilant entre les arbres en tirant derrière lui ses troncs ou branchages, évitant les obstacles de ce terrain relativement accidenté, en obéissant aux ordres de son maître donnés en flamand. A destination, le bois récupéré était englouti par la déchiqueteuse de la Cuma Innov’61. Pour le spectateur, c’était un retour brutal mais néanmoins captivant, à notre époque. De son promontoire, il pouvait apprécier la technicité de la machine, qui, sous la conduite de son chauffeur, happait sans effort apparent, les troncs que le bras articulé lui présentait, tout en recrachant des copeaux.
Laurent Nevoux de la chambre d’agriculture, renseignait sur le fonctionnement dans la région, de la filière Bois Bocage Energie (1), la fabrication et le stockage des copeaux de bois destinés au chauffage, en liaison avec la réhabilitation des haies bocagères.
Des élèves du lycée Guehenno de Flers, de retour de Suède, expliquaient, panneaux d’exposition à l’appui, comment on utilise dans cet autre pays de forêts, tous les déchets de l’industrie du bois.
Un petit moment de libre permettait de faire une balade dans l’une des calèches de Michel Métayer, à la rencontre des sous-bois et des restes du patrimoine minier.
Valèrie Guérillon attendait les enfants pour des randonnées contées l’après-midi mais le soir venu, assistée de ses compères, c’est aussi un public d’adultes muni de lampes de poche, qu’elle a séduit avec ses contes, perchée sur un rocher ou sur fond de chevalement rétroéclairé.
Dimanche à quatorze heures, le beau temps était toujours au rendez-vous pour la randonnée proposée par l’association le Savoir et le Fer sur le thème de la mine, la randonnée VTT ou les initiations à l’escalade en falaise et en blocs.
Le club alpin du Pays de Flers remercie tous les intervenants de cette manifestation ainsi que tous les participants.
(1) Créée en 2006, la Scic Bois Bocage Énergie a pour double ambition de préserver le bocage normand tout en produisant une énergie renouvelable par l’exploitation des haies réduites en plaquettes de chauffage.
Au CAF Montpellier
Dans les Cévennes, au massif de l'Aigoual, malgré la pluie, la brume et le froid, la salle de conférence de la maison de l'Aigoual était pleine à craquer, pour écouter le Professeur Jeando causer de « Chemin faisant, chemin montant : de la garrigue aux forêts de châtaigniers », tout un programme avec de nombreuses questions sur le changement climatique et l'histoire des Cévennes.
La soirée se poursuit par une rencontre avec la FFRP,et un apéro autour du vernissage de l'Exposition « 50 ans du GR 7 », un beau boulot de la FFRP du département du Gard, avec la collaboration de l'IGN, du Parc des Cévennes, de Météo France, et du Conseil Général du Gard.
Vient l'heure du repas... cévenol bien sûr : soupe au lard avec jambonneau, aux 7 légumes, pélardons pannés sur lit de salades croquantes et craquantes et gâteaux de châtaignes à la crème au chocolat.
Et le dimanche matin, randonnée commentée avec science et humour par les « profs » Jeando, (modélo-écologue), Michel (spéléo-géologue) et Bernard (céveno-historien).
Anne-Marie Reboulet
Au CAF les HUSKIES
Que la montagne est belle : cette 4ème édition organisée par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne avait lieu ce week-end avec pour thème « la forêt ». Les HUSKIES avaient choisi d’y participer dimanche 14 septembre en prenant pour sujet la restauration des granges en zone forestière de montagne.
Quelques belles photos ont pu être réalisées de bâtisses rénovées dans la tradition ayant su conserver leur cachet si typique faisant parti du patrimoine de la montagne locale. Bravo à leurs propriétaires.
Mais cette journée, c’était aussi l’occasion pour le club de lancer le groupe «ados» de son école d’aventure. Malgré les journées précédentes de froid et de pluie, quelques courageux motivés ont participé à cette première à randonner à travers la forêt, à parler de l’environnement et de ses problèmes d’actualité. Les jeunes, sensibles à ces questions, en ont également profité pour découvrir ou parfaire le travail à la carte et à la boussole bien encadrés en cela par Janvier et Michel. Ce groupe d’ados âgés de 14 à 18 ans va partager les activités de la section montagne dans un but d’initiation et de découverte cette première année: randonnée moyenne et haute montagne, alpinisme, escalade (rocher, glace, via ferrata), ski de randonnée, ski alpin hors piste, télémark, raquettes, canyon et vtt.
Une formation en cartographie/orientation et neige/avalanches les conduira au brevet du 1er degré de la discipline. Grâce aux livrets mis au point par la fédération, les jeunes vont pouvoir suivre leur progression au fil des sorties.
Le niveau technique atteint par chacun sera validé lors de tests effectués par le conseiller technique du club dans chaque discipline. Un groupe sur lequel les dirigeants comptent beaucoup pour intéresser d’autres jeunes juillanais aux sports de montagne dits « non aseptisés », et, pourquoi pas, les ouvrir aux métiers que celle-ci peut offrir.
Peu de courageux pour cette sortie mais une réussite totale et cordiale pour les présents avec un gâteau délicieux et revigorant concocté par Jackie.
Michel Mousis
Aves le Comité régional Bourgogne
Le Comité régional bourgogne des clus alpins et de montagne a décidé de fédérer cette opération cette année et de l'organiser au coeur même de la Bourgogne, dans le MORVAN, région forestière s'il en est, aux confins des 4 départements bourguignons.
L'opération s'est faite au départ et avec le concours de la Maison du Parc Naturel Régional du Morvan à Saint-Brisson qui a eu l'obligeance de mettre à notre disposition durant la journée du 13, mademoiselle Carole ZAKIN, technicienne chargée de la Charte forestière au sein du PNRM.
25 personnes représentant 3 des principaux clubs CAF de la région (Clubs de Dijon, d'Auxerre et d'Arc/Tille) ont participé le samedi 13 à la découverte du sentier forestier de Saint-Brisson , sous le soleil d'abord, puis sous une forte pluie l'après-midi. Le parcours de 16 kms nous a permis de découvrir les différentes essences qui peuplent le massif forestier du Morvan (dont les fameux sapins de Noël), le flottage du bois, les vallées bocagères, les haies taillées, plissées.....sous les explications de notre accompagnatrice.
Cette randonnée initiatique s'est doublée d'un geste citoyen accompli avec bonne grâce par chacun des participants (de 11ans à 80 ans) auquel un sac plastique avait été préalablement remis. Bon nombre de papiers, vieux bidons, détritus divers ont été ramassés à cette occasion.
La journée du dimanche 14, ensoleillée, a donné lieu à deux types d'activités: randonnée libre et escalade sur l'un des sites granitiques du Morvan.
Jean-Marie COMBETTE Président du Comité régional bourgogne des clubs alpins et de montagne
En Hautes-Alpes
Dans le cadre de l’opération nationale « En 2008, que la montagne est belle », initiée par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, un chantier d’entretien de sentiers a eu lieu en forêt de Boscodon . Cette forêt, située au-dessus du lac de Serre-Ponçon (Hautes-Alpes) est une des 16 forêts domaniales françaises classées « forêt-patrimoine ». L’action était le résultat d’un partenariat entre 5 « Clubs Alpins Français » des Hautes-Alpes (Briançon, l’Argentière les Ecrins, Embrun, Gap et Büech-Dévoluy) et l’Office National des Forêts (ONF).
Le samedi 13 septembre au matin, 19 « cafistes », sous la direction de Bruno GAUTHIER, Responsable de l’Unité Territoriale de Savines-Embrun, se sont déployés en plusieurs groupes pour effectuer des travaux d’entretien sur le « Chemin de Ceinture ». Pelles, pioches, scies à élaguer ont permis de réhabiliter des sections quelque peu endommagées, en particulier dans les traversées de ravins où chaque orage engendre une érosion importante. L’après-midi, toute l’équipe se retrouvait au belvédère de Bragousse pour descendre dans le lit du torrent du même nom, le traverser à gué et créer de toutes pièces un sentier permettant d’effectuer la jonction avec une ancienne piste d’exploitation forestière de la rive droite. A terme, il s’agit de réaliser un sentier pédagogique pour montrer, dans ce cadre grandiose mais impressionnant du Cirque de Bragousse, le travail du Service de Restauration des Terrains en Montagne (RTM).
C’était justement le thème du diaporama projeté en fin d’après-midi, dans une salle mise gracieusement à disposition de l’ONF par l’Abbaye de Boscodon. Pendant plus d’une heure, Bruno GAUTHIER nous a montré, photos anciennes et récentes à l’appui, les réalisations de la RTM, créée à l’époque de Napoléon III. Le reboisement et les barrages permettent de limiter les effets dévastateurs de ces torrents qui font régulièrement parler d’eux ; le plus spectaculaire étant celui de Boscodon capable de déplacer des blocs rocheux de plusieurs milliers de tonnes au cours des violents orages fréquents dans les Alpes du Sud.
Après une nuit au gîte « le Cellier des Moines », le dimanche était consacré à une randonnée pédestre au départ de « la Fontaine de l’Ours » : le sentier des Pyramides, les Portes de Morgon, le col de la Baisse et retour par le sentier de Charance.
En joignant l’utile à l’agréable, ces 2 jours ont permis à tous les participants de prendre conscience des multiples facettes de la forêt : lieu de loisirs, mais aussi lieu de travail avec des enjeux économiques, lieu de vie et de biodiversité et outil pour lutter contre la sécheresse et l’érosion.
Jean-Pierre BURAUD
Au CAF Roanne
Après avoir rencontré M. Dussud, président de l'association ''Les amis des arbres de la Loire et arboretum des Grands Murcins'', le CAF Roanne s'est mobilisé cette année sur le site de l'arboretum. Les Roannais qui ont la chance d'avoir dans leur environnement proche ce lieu de balade ou de pratique sportive ont été invités à rejoindre les bénévoles du Club Alpin présents samedi toute la journée à partir de 9h 30 pour débroussailler là où les engins sont inefficaces, et nettoyer l'espace des plantes aromatiques. Dimanche, rendez-vous à 10h pour une randonnée familiale ouverte à tous.
Marie-Claude Fouilland-Jamet
Au Comité départemental 66
« Que la montagne est belle ! ». Cette année le thème choisi est la « forêt ». On a tout de suite pensé « arbres », et le comité départemental 66 a choisi « Fillols » petite commune du Canigou pour cette édition. Car « Fillols » en catalan signifie « petites feuilles » « petites pousses » et par extension « maisons dont le toit est en feuillage ». Donc c’est autour des « arbres » que le week end s’est déroulé, car il y a beaucoup d’essences différentes dans la forêt du Canigou.
Dès le vendredi soir, les élus locaux, les parents et enfants ont pu visiter l’exposition, avant le « vernissage » et les discours d’usage. Le samedi matin les enfants suivaient la visite commentée de l’exposition sur la protection de l’environnement montagnard, la charte du club Alpin Français, les déchets et leur durée de vie….. L’ Office National des Forêts (ONF) nous avait fourni des affiches sur les arbres, les oiseaux et les insectes de la forêt, et les documents sur la 2ième vie de l’arbre mort fit poser de nombreuses questions.
Le samedi toutes les essences locales étaient sur les tables, et enfants comme adultes hésitaient avant de reconnaître et différencier le pin sylvestre du pin à crochet et du sapin !
Alors que le ciel se couvrait, tout le monde rejoignait la projection du diaporama. Thérèse CARON, guide de pays, expliquait la différence, bien visible sur ses photos entre la forêt plantée (reboisement des anciennes zones des fours à charbon de bois) et la forêt naturelle. En comparant photos anciennes et récentes, on voyait l’envahissement de la nature sur les zones de pâturages abandonnés ou sur les anciennes carrières d’extraction du fer. De même, on a pu voir l’évolution des étages de la végétation sur la face du Canigou.
Pour terminer Thérèse a rassemblé quelques photos singulières d’arbres aux formes étonnantes jusqu’à cet arbre planté au sommet du clocher de l’église !
Décidément dans le département, le ciel nous réserve bien des surprises ! Pour la 4ième année, la pluie était présente le samedi soir pendant la grillade, sans avoir été invitée, alors que l’arrêté préfectoral portant restriction d’usage de l’eau dans le département est prolongé jusqu’au 15 octobre !
Le lendemain deux randonnées étaient proposées, et les groupes de randonneurs sont partis « lire » le paysage et s’apercevoir de la grande diversité des arbres, des paysages et des trésors de nos forêts.
Le circuit des « ambullas » permettait de découvrir l’ancienne carrière de talc, tout en reconnaissant pins, chênes et autres feuillus et même bien cachée, une petite grotte.
La seconde randonnée animée par Thérèse amenait tout le groupe au col de Millères pour découvrir l’admirable orry du « clot d’en baladre », puis traverser la forêt par des petits sentiers.
Michèle Poncet
Au CAF Clermont d'Auvergne
Comme l’an passé il avait été prévu d’organiser un transport collectif par autocar et cette fois de traverser la nouvelle réserve naturelle « Chastreix Sancy » créée en 2007 dans un secteur assez isolé du massif des Monts Dore. Un garde nature du Parc des Volcans d’Auvergne acceptait de nous accompagner et nous ne devions pas le regretter. En effet outre une excellente connaissance du milieu, Stéphane Erard devait s’avérer un parfait animateur possédant l’art d’intéresser tout son auditoire.
Le dimanche matin, 55 personnes prennent le départ à Charreire, pour moitié membres du CAF. Il est 9h30 et le temps est splendide : grand ciel bleu sans trace de nuage. Début de la marche sur une allée forestière et premier arrêt. Le garde nature explique l’historique et la vie de ces forêts de hêtres : de forêts naturelles elles sont devenues au cours des siècles « jardinées » par les hommes, essentiellement pour le bois de chauffe, avec une coupe des cépées tous les 30 ans. Elles sont désormais organisées par zones pour produire également des bois de plus grande valeur sur des arbres de 80 à 120 ans issus de graines et non plus d’anciennes souches, comme c’est le cas dans cette forêt. Sans l’intervention de l’homme les forêts couvriraient toute la région jusqu’à 1500 mètres d’altitude. Les prairies qui se trouvent essentiellement dans les fonds de vallée et les faibles pentes sont toutes l’œuvre de l’homme. Elles étaient beaucoup plus importantes au 19ème siècle lorsque la population paysanne était nombreuse. Dans les secteurs à forte pente il en résultait fréquemment des problèmes d’érosion, de glissements de terrain ou d’avalanches. Vers la fin du 19èmesiècle une grande campagne de plantation de résineux a été entreprise au niveau national pour limiter ces problèmes. Malgré l’opposition, parfois violente, des bergers, de vastes zones de montagne ont été boisées. Dans les Dômes le comte de Montlosier a donné l’exemple en faisant planter en résineux les terrains autour de son château (qui est maintenant le siège du Parc des Volcans). Depuis, la désertification des campagnes et les incitations fiscales ont amené souvent à réaliser de façon anarchique des plantations en « timbre poste » qui dénaturent le paysage et n’ont guère de valeur marchande. On s’efforce maintenant de les faire disparaître au profit de grands pâturages ou de forêts organisées.
Stéphane Erard explique ensuite les fonctions du Parc des Volcans, les différentes zones de protection (parc naturel régional, site classé, zone Natura 2000) et les particularités de cette réserve naturelle (1850 hectares, la plus vaste de la région) qui sera gérée comme la voisine de Chaudefour, par le Parc et l’ONF.
La marche reprend, ponctuée d’arrêts pour expliquer la nature des paysages modelés par les activités de l’homme et le volcanisme des monts Dore : Ce que nous voyons représente la dernière phase éruptive d’un stratovolcan principalement actif il y a 3 millions d’années, puis après une phase de repos relatif, le volcan du Sancy s’est édifié. A la fin des éruptions, vers -250000 ans, le sommet devait atteindre autour de 2300 mètres.
Les dernières glaciations (jusqu’à -13000 ans, autant dire hier) ont creusé les vallées du Sancy et de Chaudefour dégageant des dykes comme « la Rancune » et façonné en auge la vallée de la Fontaine Salée.
Nous y arrivons vers midi et tout le monde s’installe pour un casse croûte au soleil, au pied (ou au sommet) de gros blocs erratiques charriés par les glaciers. Ensuite chacun ferait bien la sieste mais le chemin est encore long…
Dès le départ, nous traversons une zone de tourbières, ce qui permet d’en expliquer la formation, ainsi que l’intérêt des zones humides : elles sont très importantes pour maintenir la biodiversité et participent au filtrage de l’eau. La croissance d’une tourbière est très lente : quelque millimètres par an. Elles sont très fragiles face aux interventions humaines qui par drainage et assèchement en ont détruit la plus grande partie, essentiellement pour l’agriculture. Ici, le pâturage permet de limiter l’avancée de la forêt mais favorise l’envahissement par les joncs. Tout est donc problème d’équilibre à gérer. La particularité de cette vallée au climat très rude et à forte pluviométrie (près de 2 mètres) est d’avoir conservé une partie de la végétation de la période glaciaire, comme le « saule des lapons » qui pousse dans les zones humides.
Plus loin, la présence d’une fleur à corolle bleue permet d’expliquer le mode de reproduction, très singulier, d’un papillon : le papillon y pond ses œufs, lesquels sont récupérés par des fourmis. Ces dernières élèvent ensuite les larves à l’intérieur de la fourmilière et recueillent le miellat, jusqu'à ce que le papillon sorte et prenne son envol. Et le cycle peut recommencer.
La faune sauvage la plus visible est constituée de mouflons de Corse qui, de 12 individus à l’origine atteint aujourd’hui 250 têtes, et de chamois moins nombreux venus probablement du Cantal. Les marmottes, dont on ignore l’origine, semblent avoir colonisé la plupart des vallées du massif mais restent assez discrètes.
Un petit groupe part vers les sommets, histoire d’en rajouter un peu, tandis que le gros de la troupe traverse une partie de la grande plantation d’épicéas de la Montagne du Mont : cette forêt, mal venue dans la vallée de par sa forme géométrique et la nature des arbres n’a jamais été entretenue. Elle a été acquise par le Conseil Général et doit être entièrement remodelée dans les prochaines années. Il n’est pas question de la raser complètement mais lui donner une forme de forêt naturelle, l’aérer, y introduire des feuillus et dégager les zones humides.
Le groupe remonte ensuite jusqu’au sommet du Puy Chabasse d’où la vue s’étend sur les vastes étendues des Plaines Brûlées et toute la face sud du Sancy avec les orgues tourmentées des Aiguilles du Diable. Au passage, arrêt botanique pour admirer les belles couleurs d’automne de l’ « euphorbe irlandaise ». Descente vers l’Ouest. L’ensemble du groupe se reconstitue avec le retour de ceux qui reviennent de crêtes plus lointaines et c’est une longue file qui traverse les landes à callunes (bruyère) vers le roc de Courlande. La montée est courte jusqu’à la grande croix mais de nombreux participants (y compris membres du CAF) la découvrent pour la première fois.
Le retour est un peu long malgré un chemin ombragé. Il est plus de 17 heures lorsque est atteint le but final: la station de Chastreix Sancy. Les boissons fraîches et les gaufres à la myrtille sont donc bienvenues !
Il est près de 20 heures lorsque le car est de retour à Clermont.
Merci encore à tous ceux qui ont œuvré au club dans ce but et notamment Michel, Georges et Stéphane (Viciana) et encore une fois à au garde nature Stéphane Erard dont les connaissances et le dynamisme ont fait l’unanimité.
Guy Rosenberg
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